Qui Legit Intellegat (Mt 24,15) Index du Forum

Qui Legit Intellegat (Mt 24,15)
Forum Catholique Semper Idem

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

"Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Qui Legit Intellegat (Mt 24,15) Index du Forum -> Section Générale -> Discussion Générale
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Ven 21 Nov - 07:10 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

Deuxième partie du secret révélé par la très sainte Vierge Marie à Fatima le 13 juillet 1917 dans la rédaction qu'en a faite Soeur Lucie dans le troisième mémoire du du 31 août 1941 destiné à l'évêque de Leira a écrit:

Si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites. À la fin, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera concédé au monde un certain temps de paix.



Onze ans plus tard, S.S. Pie XII a rempli les voeux de la Mère de Dieu :


Pie XII, lettre apostolique Sacro vergente anno adressée à tous les peuples de Russie, 7 juillet 1952 (1) a écrit:

Le 7 juillet est la fête des Saints Cyrille et Méthode, patrons des peuples slaves ; c'est pourquoi en ce jour, où la persécution continue à sévir, le Souverain Pontife écrivit la lettre que voici :


Tandis que s'achevait heureusement l'Année Sainte, après que par une disposition divine il Nous eût été donné de définir solennellement le Dogme de l'Assomption au Ciel, corps et âme, de la Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, nombreux furent ceux qui de toutes les parties du monde Nous exprimèrent leur plus vive exultation ; beaucoup parmi eux, en Nous envoyant des lettres de reconnaissance, Nous suppliaient instamment de consacrer le peuple russe tout entier, qui connaît actuellement de telles souffrances, au Coeur Immaculé de la Vierge Marie.

Cette supplication Nous fut des plus agréables, car si Notre affection paternelle embrasse tous les peuples, elle s'adresse d'une manière particulière à ceux qui, bien que séparés pour la plupart du Siège Apostolique par les vicissitudes de l'histoire, conservent toutefois encore le nom chrétien, mais se trouvent dans des conditions telles qu'il leur est fort difficile d'entendre Notre voix et de connaître les enseignements de la doctrine catholique, et qu'ils sont même poussés par des artifices trompeurs et pernicieux à rejeter jusqu'à la foi et jusqu'à l'idée même de Dieu.

A peine avons-Nous été élevé au Souverain Pontificat, Notre pensée s'est donc tournée vers vous, qui constituez un immense peuple, insigne dans l'histoire par ses glorieuses entreprises, par son amour de la patrie, par son travail et son économie, par sa piété envers Dieu et la Vierge Marie.

Nous n'avons jamais cessé d'élever Nos prières vers Dieu, afin qu'il vous assiste toujours de sa lumière et de son aide divine, et qu'il vous accorde à tous de pouvoir arriver ensemble à une légitime prospérité matérielle, en même temps qu'à cette liberté qui permette à chacun de sauvegarder sa propre dignité humaine, de connaître les enseignements de la vraie religion et de rendre à Dieu le culte qui lui est dû non seulement dans l'intimité de sa propre conscience, mais aussi ouvertement, dans l'exercice de la vie publique et privée.

Pie XII évoque les relations du passé entre la Russie et le Saint-Siège.

Du reste vous savez bien que, chaque fois que cela leur fut possible, Nos Prédécesseurs n'eurent rien de plus à coeur que de vous manifester leur bienveillance et de vous accorder leur aide. Vous savez comment les Apôtres des Slaves occidentaux, les saints Cyrille et Méthode, qui, en même temps que la religion chrétienne, apportèrent la civilisation aux ancêtres de ces peuples, se dirigèrent vers la Ville Etemelle pour que l'oeuvre de leur apostolat fût renforcée par l'autorité des Pontifes Romains. Et, comme ils faisaient leur entrée à Rome, Notre Prédécesseur Adrien II de vénérée mémoire « vint à leur rencontre, accompagné par le clergé et par le peuple » ; et, après avoir approuvé et loué ce qu'ils avaient fait, non seulement II les éleva à l'épiscopat, mais II voulut lui-même les consacrer évêques avec la majesté solennelle des rites sacrés.

En ce qui concerne vos ancêtres, chaque fois que les circonstances le permirent, les Pontifes Romains cherchèrent à resserrer et à consolider des liens d'amitié avec eux. C'est ainsi qu'en l'an 977, Notre Prédécesseur Benoît VII, d'heureuse mémoire, envoya des légats au Prince Jaropolk, frère du célèbre Wladimir ; ce dernier, sous les auspices duquel resplendirent pour la première fois parmi votre peuple le nom chrétien et la civilisation chrétienne, reçut également des légations de Nos Prédécesseurs Jean XV en 991 et Sylvestre II en 999, auxquelles il répondit courtoisement en envoyant à son tour des légats à ces Pontifes Romains. Fait digne de remarque à cette époque où ce grand Prince conduisit ses peuples à la religion de Jésus-Christ, la chrétienté orientale et l'occidentale étaient unies sous l'autorité du Pontife Romain, comme Chef Suprême de toute l'Eglise.

Même, quelque temps plus tard, c'est-à-dire en 1075, votre Prince Iaroslav envoya son propre fils Jaropolk au Souverain Pontife Grégoire VII ; et Notre Prédécesseur d'immortelle mémoire écrivait alors au Prince et à son auguste épouse : « Votre fils, visitant les tombes sacrées des Apôtres, est venu à Nous et, comme il voulait obtenir ce royaume de Notre main comme un don de saint Pierre, ayant fait profession de fidélité à saint Pierre, Prince des Apôtres, il le demanda avec de pieuses implorations en assurant que sans aucun doute sa requête serait ratifiée et confirmée par vous, si elle avait la faveur et la protection de l'autorité apostolique. Comme ces voeux et ces requêtes semblaient légitimes, soit par votre approbation, soit par la dévotion du requérant, Nous les avons finalement accueillis, et Nous lui avons remis de la part de saint Pierre le gouvernement de votre royaume, avec l'intention et l'ardent désir que le Bienheureux Pierre, par son intercession auprès de Dieu, vous garde, ainsi que votre royaume et tous vos biens, et vous fasse posséder ce royaume en toute paix, avec honneur et gloire, jusqu'à la fin de votre vie. »

On doit de même remarquer avec grande attention qu'Isidore, Métropolite de Kiev, au Concile oecuménique de Florence, souscrivit le Décret par lequel était solennellement affirmée l'union de l'Eglise Orientale et Occidentale, sous l'autorité du Pontife Romain ; et cela pour toute sa Province Ecclésiastique, c'est-à-dire pour le royaume entier de Russie, et, en ce qui le concerne, il demeura fidèle à l'unité ainsi réalisée jusqu'au terme de sa vie terrestre.

Et si entre temps et par la suite, en raison d'un ensemble de circonstances adverses, les relations devinrent de part et d'autre plus difficiles et, par conséquent, plus difficile aussi l'union des esprits — bien que jusqu'en 1448 on n'ait aucun document public qui déclare votre Eglise séparée du Siège Apostolique —, cela ne doit toutefois point, d'une manière générale, être imputé au peuple slave ni certainement à Nos Prédécesseurs, qui entourèrent toujours ces populations d'un amour paternel et, quand cela leur fut possible, prirent soin de les soutenir et de les aider de toutes manières.

Plus récemment les Papes montrèrent toute leur sollicitude envers les peuples de Russie.

Nous laissons de côté plusieurs autres documents historiques qui révèlent la bienveillance de Nos Prédécesseurs envers votre Nation ; mais Nous ne pouvons ne pas faire brièvement allusion à ce qu'accomplirent les Souverains Pontifes Benoît XV et Pie XI, quand, après le premier conflit européen, spécialement dans les régions méridionales de votre patrie, de grandes multitudes d'hommes, de femmes, d'innocents garçons et fillettes souffrirent d'une terrible disette et furent réduits à une misère extrême. En effet, poussés par une paternelle affection pour vos compatriotes, ils envoyèrent à ces populations des vivres, des vêtements et une grande abondance d'argent recueilli dans la famille catholique tout entière pour venir en aide à tous ces malheureux affamés, et pouvoir soulager de quelque manière leurs calamités.

Mais nos Prédécesseurs cherchèrent selon leurs moyens à pourvoir non seulement aux besoins matériels, mais aussi à ceux d'ordre spirituel ; ils ne se contentèrent pas en effet d'élever eux-mêmes des supplications vers Dieu, le Père des miséricordes et source de toute consolation, pour votre situation religieuse, si bouleversée et troublée, en raison des efforts des ennemis de Dieu pour arracher des âmes la foi et la notion même de la Divinité ; ils voulurent en outre que fussent prescrites des prières publiques. Ainsi, en 1930, le Souverain Pontife Pie XI décréta que le jour de la fête de saint Joseph, Patron de l'Eglise Universelle, « des prières communes fussent élevées vers Dieu... dans la basilique du Vatican, pour les tristes conditions de la religion en Russie » ; et il tint à être lui-même présent, entouré d'une grande multitude de fidèles des plus recueillis. D'autre part dans une solennelle allocution consistoriale, il exhorta le monde entier par ces paroles : « Il faut prier le Christ-Rédempteur du genre humain afin que la paix et la liberté de professer la foi soient rendues aux fils infortunés de la Russie et Nous voulons que l'on récite à cette intention, c'est-à-dire pour la Russie, les prières que Notre Prédécesseur Léon XIII de glorieuse mémoire a prescrites aux prêtres de dire avec le peuple après la sainte Messe ; les évêques et le clergé régulier et séculier doivent chercher avec le plus grand soin à inculquer tout cela à leurs fidèles et à tous ceux qui assistent à la sainte Messe et le rappeler souvent à leur mémoire ».

Nous confirmons et renouvelons volontiers cette exhortation et cette prescription, puisque la situation religieuse actuelle de votre pays n'est certainement pas meilleure et que Nous Nous sentons animé envers ces populations de la même ardente affection et des mêmes sollicitudes.

Pie XII rappelle ses propres efforts en faveur de la paix.

Quand éclata le dernier terrible et long conflit, Nous avons fait tout ce qui était en Notre pouvoir, par la parole, par les exhortations et par l'action, afin que les différends fussent apaisés par une paix équitable et juste, et que tous les peuples, sans différence de races, s'unissent amicalement et fraternellement, collaborant ensemble pour parvenir à une plus grande prospérité. Jamais, même à cette époque, ne sortit de Notre bouche une parole qui pût sembler injuste ou dure à l'un ou l'autre parti des belligérants. Certes Nous avons réprouvé, comme cela se devait, toute iniquité et toute violation du droit ; mais Nous avons fait cela de manière à éviter, avec le plus grand soin, tout ce qui aurait pu entraîner, quoique injustement, de plus grandes afflictions pour les peuples opprimés. Et lorsque de divers côtés on fit pression pour que, d'une façon ou d'une autre, de vive voix ou par écrit, Nous donnions Notre approbation à la guerre entreprise contre la Russie en 1941, Nous ne consentîmes jamais à le faire, comme Nous l'avons déclaré ouvertement le 25 février 1946, dans le discours prononcé devant le Sacré Collège et les représentations diplomatiques de toutes les Nations qui sont en relations d'amitié avec le Saint-Siège (Cf. A. A. S., 38, 1946, p. 154.).

L'Eglise a toutefois le devoir de proclamer les droits du christianisme, mais elle le fait toujours avec charité.

Quand il s'agit de défendre la cause de la religion, de la vérité, de la justice et de la civilisation chrétienne, certainement Nous ne pouvons Nous taire ; mais ce à quoi tendent toujours Nos pensées et Nos intentions c'est que tous les peuples ne soient point gouvernés par la force des armes, mais par la majesté du droit, et que chacun d'eux, en possession des libertés civile et religieuse dans les limites de sa propre patrie, soit conduit vers la concorde, la paix et la vie laborieuse grâce auxquelles chaque citoyen peut se procurer les choses nécessaires à sa nourriture, à son logement, à l'entretien et à la direction de sa propre famille. Nos paroles et Nos exhortations concernaient et concernent toutes les nations, et par conséquent vous aussi, qui êtes toujours présents à Notre esprit et dans Notre coeur et dont Nous désirons soulager les besoins et les malheurs selon Nos moyens. Ceux qui n'aiment pas le mensonge mais la vérité, savent que pendant toute la durée du récent conflit Nous Nous sommes montré impartial envers tous les belligérants, comme Nous en avons souvent donné la preuve par Nos paroles et par Nos actes, et Nous avons réuni dans une ardente charité toutes les Nations, même celles dont les gouvernants se proclamaient des ennemis du Siège Apostolique et celles aussi où les ennemis de Dieu sont férocement hostiles à tout ce qui est d'inspiration chrétienne et divine et cherchent à en effacer jusqu'à la trace dans l'esprit des citoyens. En effet, par mandat de Jésus-Christ, qui confia le troupeau entier du peuple chrétien à saint Pierre, Prince des Apôtres, — dont Nous sommes l'indigne Successeur, — Nous aimons d'un intense amour tous les peuples et Nous désirons assurer la prospérité terrestre et le salut éternel de chacun. Tous, dès lors, qu'ils se combattent par les armes, ou qu'ils soient aux prises dans des discussions ou des différends menaçants, sont considérés par Nous comme autant de fils chers ; et Nous ne désirons rien d'autre, Nous ne demandons rien d'autre à Dieu pour eux, dans Nos prières, que la concorde mutuelle, la juste et véritable paix et une prospérité toujours plus grande. Que si quelques-uns d'entre eux, trompés par les mensonges et les calomnies, professent une hostilité déclarée à Notre égard, Nous restons animé pour eux d'une plus grande commisération et d'un plus grand amour.

Sans doute avons-Nous condamné et repoussé, — comme le devoir de Notre charge le demande —, les erreurs que les fauteurs du communisme athée enseignent ou s'efforcent de propager pour le plus grand tort et détriment des citoyens ; mais, bien loin de rejeter les égarés, Nous désirons leur retour à la vérité, dans le droit chemin. Bien plus : ces mensonges, parés souvent d'une vérité feinte, Nous les avons démasqués parce que Nous vous aimons avec un coeur de père et que Nous cherchons votre bien. Nous avons acquis la certitude que les plus grands préjudices peuvent naître pour vous de ces erreurs : non seulement elles ôtent de vos âmes cette lumière surnaturelle et cet immense réconfort que donnent la piété et le culte rendu à Dieu, mais elles vous privent de la dignité humaine et de la juste liberté qui est due aux citoyens.

Le Pape loue la piété du peuple et il fait un appel spécial pour que la dévotion envers la Sainte Vierge s'intensifie :

Nous savons que beaucoup d'entre vous conservent la Foi chrétienne dans le sanctuaire secret de leur propre conscience ; qu'en aucune manière ils ne soutiendront les ennemis de la religion. Nous savons encore qu'ils désirent ardemment non seulement croire en secret, mais aussi, comme il convient à des hommes libres, affirmer publiquement, si possible, les principes chrétiens qui sont le fondement unique et sûr de la vie de la cité. Nous savons de plus, et c'est là pour Nous une grande espérance et une grande consolation, que vous aimez et honorez avec une ardente affection la Vierge Marie Mère de Dieu, et que vous vénérez ses images. Nous savons que dans la ville même de Moscou, a été édifié un temple — hélas ! soustrait aujourd'hui au culte divin — dédié à l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie dans le ciel ; et ceci témoigne très clairement de l'amour que vos ancêtres et vous-mêmes portez à la Très Sainte Mère de Dieu.

Mais il est évident pour Nous, que partout où l'on vénère la très Sainte Mère de Dieu avec une piété sincère et ardente, jamais n'y peut manquer l'espérance du Salut : bien que des hommes, même puissants et cruels, s'efforcent d'arracher la sainte religion et la vertu chrétienne de l'âme de leurs concitoyens ; bien que Satan lui-même cherche par tous les moyens à exciter cette lutte sacrilège, comme le dit l'Apôtre des Nations : « ...car ce n'est pas contre des hommes de chair et de sang que nous avons à combattre, mais contre les Principautés, les Puissances, contre les princes de ce monde ténébreux, contre les forces spirituelles du mal... » (Eph. VI, 12) ; toutefois, si Marie leur oppose sa protection, les portes de l'enfer ne peuvent avoir le dessus. Elle est la Mère très clémente et toute-puissante de Dieu, et la Mère de tous les hommes. Jamais on n'a entendu dire que ceux qui ont recouru à elle, en la suppliant avec tendresse, n'aient senti l'appui de sa protection. Continuez donc, comme vous le faites, à la prier avec dévotion, à l'aimer ardemment, à l'invoquer par ces paroles que vous avez coutume de dire : « A vous seule il a été donné d'être toujours exaucée, très sainte et très pure Mère de Dieu ».

Nous unissant à vous, nous lui adressons de suppliantes prières pour que dans le peuple russe, la foi chrétienne, honneur et soutien de la vie humaine, soit augmentée et fortifiée ; que toutes les tromperies, les erreurs et les fourberies des ennemis de la religion soient écartées et repoussées loin de vous ; que les moeurs publiques et privées se modèlent dans vos pays sur les préceptes de l'Evangile ; surtout que ceux qui professent chez vous leur foi catholique, même s'ils sont privés de leurs pasteurs, soient forts devant les assauts de l'impiété et résistent impavides jusqu'à la mort ; que soit rendue à tous, comme il se doit, la juste liberté qui leur convient en tant qu'hommes, citoyens et chrétiens : à l'Eglise tout d'abord, à qui a été départi, par le commandement divin, d'enseigner à tous la vérité et la vertu ; qu'enfin la paix véritable brille sur votre très chère Nation et sur toute l'humanité. Que cette paix, fondée sur les principes inébranlables de la justice et soutenue par la charité fraternelle, conduise heureusement toutes les nations vers cette prospérité des individus et des peuples, qui naît de la bonne entente réciproque.

Que la Mère bien-aimée daigne regarder avec bonté et miséricorde, ceux-là même qui organisent les groupes des militants de l'athéisme et qui dirigent leurs activités ; qu'elle daigne illuminer leurs esprits de la lumière céleste, et que, par la divine grâce, elle oriente leurs coeurs vers le salut.

Et Nous, pour que Nos prières ferventes et les vôtres soient plus facilement exaucées, et pour vous donner un témoignage spécial de Notre particulière bienveillance, de même que Nous avons consacré, il y a quelques années, le genre humain tout entier au Coeur Immaculé de la Vierge Marie Mère de Dieu, de même aujourd'hui, Nous consacrons et Nous vouons d'une manière très spéciale tous les peuples de la Russie à ce Coeur Immaculé, avec la ferme espérance que, bientôt, grâce au tout-puissant patronage de la Vierge Marie, se réaliseront heureusement les voeux que Nous formons avec vous tous, et tous les hommes de bien, pour une paix véritable, la concorde fraternelle et la liberté due à tous, et en premier lieu à l'Eglise. Ainsi par Notre prière, unie à la vôtre et à celle de tout peuple chrétien, s'établira fermement sur toute la terre le Règne du Sauveur Jésus-Christ : « Règne de vérité, et de vie, Règne de sainteté et de grâce, Règne de justice, d'amour et de paix »

Et Nous demandons en suppliant, à cette Mère très clémente, qu'elle obtienne de son divin Fils la lumière céleste pour vos esprits, et pour vos âmes, la force et le courage par lesquels surnaturellement soutenus, vous pourrez écarter et surmonter toutes les erreurs et les impiétés.



(1) D'après le texte latin des A. A. S., XXXXIV, p. 1052

_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Dernière édition par Guillaume le Jeu 4 Déc - 14:32 (2014); édité 3 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 21 Nov - 07:10 (2014)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Ven 21 Nov - 07:26 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

Moscou - temple de la Dormition de la Vierge


Galerie de photos :









Icône Blachernitissa - aujourd’hui exposée à la galerie Tretiakov à Moscou



Icône Théotokos de Vladimir – Galerie Tretiakov, Moscou
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Mar 2 Déc - 08:08 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

Pie XI. Allocution prononcée au Consistoire du 23 mai 1923 a écrit:

(...)

Bien plus tristes encore et plus douloureux sont les événements de Russie. Nul ne les ignore et la presse (*) les a fait connaître partout; il est donc inutile de les reprendre ici dans le détail. Mais il en est un que nous ne pouvons passer sous silence.

Le chef de la catholicité a envoyé en Russie des personnages que leur patience et leur zèle recommandent à l'admiration et aux éloges de tous; la mission pontificale comble de bienfaits certaines populations de cette immense contrée tombées dans la misère et près de mourir de faim, en puisant dans le fonds de secours que Nous avaient permis de constituer les offrandes instamment sollicitées par Nous et versées avec une générosité intarissable par les catholiques du monde entier.

A ce moment même, que voyons-Nous? On arrête d'illustres prélats catholiques et d'autres membres du clergé, on les presse d'interrogatoires, on les condamne à un emprisonnement prolongé et sévère, et l'un d'entre eux est cruellement mis à mort.

Pour les honorer, Nous voulons proclamer ici leurs noms: Jean-Baptiste Cieplak, archevêque d'Acrida, et ses compagnons les prêtres Leónidas Fedorow, Constantin Budkiewicz, Stanislas Eismont, Edouard Junewiez, Lucien Hwiecko, Paul Hodniowicz, Antoine Wasilensky, Pierre Januktewicz, Théophile Matulanis, Jean Trojgo, Dominique Iwauow, François Rutkowsky, Augustin Pronsketis, Antoine Malecki, enfin un pieux adolescent, Jacques Iciarnas.

Ces faits se sont passés à Notre insu d'abord, puis sans que nous fussions consulté ni même entendu alors que Nous Nous bornions à demander que ces ecclésiastiques, relevant de Notre autorité sacrée, fussent renvoyés devant Notre tribunal avec les rapports établissant leur culpabilité éventuelle; et. Nous prenions en même temps l'engagement solennel de juger leur cause en toute justice. Ce qui est bien pire — s'il faut s'en rapporter aux informations, — ces ministres d'une religion qui s'était montrée si bienfaisante au peuple russe ont été condamnés à la prison, puis á la mort, au milieu de manifestations de haine et de mépris visant expressément la sainte et divine religion qu'ils avaient mission de défendre et dont ils déclaraient vouloir à tout prix observer les préceptes et maintenir les droits.

Quoi qu'il en soit de l'importance et du bien fondé des autres accusations portées contre Mgr Cieplak et ses compagnons de souffrance notamment contre le prêtre Budkiewicz, tombé sous une balle homicide, les douleurs que Nous avons endurées et endurons encore en songeant au sort de ces fils héroïques se trouvent merveilleusement adoucies; ce baume, c'est d'une part la gloire qui en rejaillit sur notre religion et sur Dieu lui-même, de l'autre l'espérance très certaine qui Nous soutient de voir ces condamnations mêmes, ces jugements, ces tortures et ce sang devenir une semence de nombreux et excellents catholiques, tout comme ils furent au début de l'Eglise une semence de chrétiens.

Cet espoir est plus ferme encore au sujet de ceux qui partagent les condamnations et les souffrances de Nos frères et fils; tout séparés qu'ils soient de Notre communion, Nous les aimons dans la charité de Jésus-Christ et au nom de l'unité du troupeau si ardemment désirée; c'est pourquoi Nous ne voulons nullement les séparer des catholiques, demandant au même titre pour les uns et les autres les mesures d'humanité que souhaitent tous les peuples civilisés.

Tous ces événements, quels qu'ils soient, ne Nous arrêteront pas — faut-Il l'ajouter? — dans les œuvres de miséricorde et de bienfaisance précédemment entreprises et poursuivies sans interruption depuis plusieurs mois en vue de soulager tant d'affreuses misères. Nous persévérerons aussi longtemps qu'il y aura des besoins à secourir et que Nous aurons des ressources à distribuer, Nous souvenant de ce mot de l'Apôtre : Ne le laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe du mal par le bien.

De plus, Nous prouverons ainsi à quel point Nous tenons à rester en paix avec tous, réserve faite de tous les droits, même de ceux qui reviennent aux êtres plus faibles, enfants, malades, malheureux, et surtout à ceux qui souffrent pour la justice et la vérité; réserve faite avant tout, et dans l'intérêt même de la société civile, des droits de l'Eglise catholique, qui seule a reçu de Dieu mandat et ordre de venger ici-bas et d'enseigner la justice et la vérité, car seule elle est à jamais la gardienne de ia doctrine incorruptible et du sang de Dieu notre Rédempteur.

Le maintien intégral de ces droits sera toujours pour Nous une loi sacrée, si désireux que Nous soyons de garder et de conclure la paix avec tous, si disposé que Nous soyons à faire — dans la limite où elles sont permises — toutes les concessions propres à obtenir partout à l'Eglise un régime plus favorable et à ramener en même temps la concorde dans les esprits.


(...)


(Source : Actes de S. S. Pie XI sur liberius.net)

_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Mar 2 Déc - 08:20 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

(*) Voici précisément le récit d'un journaliste témoin des évènements de Moscou :


"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

NOTE PRÉLIMINAIRE


Le monde civilisé a appris ces semaines-ci avec horreur quelques détails du procès fait par le gouvernement russe, à Moscou, à dix-sept membres du clergé catholique romain de Russie, dont Mgr Ciéplak, archevêque titulaire d'Achrida, résidant à Pétrograd, et son vicaire général, Monsignor Budkiewicz. Des dix-sept prêtres traduits devant le tribunal rouge, à Moscou, Mgr Ciéplak a d'abord été condamné à mort; cet arrêt a été commué en dix ans de bagne, au secret; Monsignor Budkiewicz, également condamné à mort, a été exécuté le Samedi saint par une bande de Gardes Rouges qui lui ont infligé les pires outrages, avant de lui faire sauter la cervelle. Les autres accusés ont tous été condamnés au bagne, pour un terme variant de 5 à 15 ans.

Un seul journaliste américain a pu suivre tout le procès, Francis McCullagh, correspondant à Moscou du
New-York Herald. Il en câblé régulièrement les détails à son quotidien; celui-ci n'a reçu aucune de ces dépêches. A l'issue du procès, McCullagh a réussi à sortir de Russie; il s'est rendu à Londres, d'où il a câblé à son journal le texte de la remarquable dépêche que nous donnons ci-dessous, et qui est une des plus extraordinaires informations sérieuses venues de Russie. Il y révèle la cruauté des juges et des avocats de la poursuite, l'attitude courageuse des martyrs catholiques, le caractère sanguinaire de la persécution lancée contre toutes les religions, à commencer par la catholique, en Russie.

La version française ci-dessous, reproduite avec l'autorisation expresse du
New-York Herald, est la seule complète qui ait paru jusqu'ici en Amérique.


_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Mar 2 Déc - 08:32 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

LE RÉCIT DU PROCÈS

(Par FRANCIS McCULLAGH, câblé au NEW-YORK HERALD, droits réservés aux Etats-Unis et au Canada. Texte français déposé à Ottawa. Toute reproduction interdite, sans autorisation préalable).

(Du Devoir, 14 avril 1923)


Moscou, par Londres, 6 avril. — Avant de décrire les scènes du procès de l’Archevêque, Mgr Ciéplak et de dix-sept de ses prêtres, à Moscou, procès fini le 25 mars, je dois dire que ce que j'écris n'est pas du ouï-dire. J'ai assisté à toutes les séances du tribunal, du premier au dernier jour, me passant parfois de manger et de dormir, pour ne rien manquer du procès et pour en câbler ensuite les incidents. Je ne sais encore si mes dépêches se sont rendues à destination. A mon directeur de le dire. (Note du Herald — Pas une dépêche n'est venue).


Le bureau des affaires étrangères de Moscou a d'abord refusé à tous les correspondants un permis d'admission au tribunal, bien que d'habitude il soit assez empressé à les admettre aux parades de l'armée rouge et aux assemblées soviétaires. Mais, ancien journaliste, j'ai réussi à passer outre.

Pas de complot contre les soviets


La politique de la Pologne depuis deux ans m'a toujours déplu; et je n'ai jamais fréquenté ici les représentants de la Pologne, ni n'ai jamais obtenu quelque information que ce soit de source polonaise, ni directement, ni indirectement. Je n'avais aucun sentiment particulier à l'endroit des prêtres polonais qui viennent de subir leur procès ici; et je n'aurais pas hésité à les dénoncer, si l'on avait établi à ma satisfaction qu'ils avaient conspiré au bénéfice de la Pologne contre le gouvernement des Soviets. Mais j'ai écouté avec soin toute la preuve faite; et je suis convaincu qu'aucun de ces prêtres de Petrograd n'a jamais comploté contre le gouvernement des Soviets. On ne les a persécutés qu'à cause de leur religion. Leur persécution est le premier article de tout un programme pour la destruction du christianisme en Russie.

Krylenko, qui représentait la poursuite, et Galkin, pope renégat et président du tribunal, l'ont démontré clairement.

Ils ont demandé à chacun des prisonniers à la barre s'ils a enseigné le catéchisme aux enfants; chaque prisonnier a répondu oui. Krylenko et Galkin ont ensuite lu la loi bolcheviste, qui fait un crime d'enseigner la religion à qui que ce soit de moins de 18 ans; et ils ont demandé à chaque prêtre s'il continuerait à enseigner le catéchisme. Tous ont répondu oui, d'un ton ferme, et quelques-uns ont souri, — souri de pitié, j'imagine, pour l'ignorance d'un homme qui pose pareille question à des prêtres restés à Petrograd avec leurs ouailles, pendant cinq ans de cette Terreur.



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Mer 3 Déc - 08:30 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Confession de foi


Le Visage de l'archevêque s'est illuminé de plaisir et de surprise, quand il a répondu. Ce fut comme si on lui demandait s'il était prêt à accepter le don miraculeux de la santé, de la jeunesse et d'une richesse inépuisable. Derrière le prélat, il y avait le jeune prêtre Edouard Yunewicz, nouvellement ordonné, comme le témoignait sa tonsure encore toute fraîche. Il y avait de la joie dans ses yeux, elle illuminait tout son être, au moment où on lui demanda si, pour obéir à la loi bolcheviste, il cesserait de catéchiser les enfants. Il dit non, avec tant de joie dans la voix que les trois juges bolchévistes, qui tous trois grillaient alors une cigarette, eurent ensemble un regard manifeste de surprise.

On demanda ensuite aux prêtres s'ils avaient, une fois leurs églises closes par le régime et la loi bolchevistes, désobéi à la loi en célébrant la messe. Certes, ils avaient tous dit la messe. Non seulement ils avouèrent ce crime, mais ils reconnurent avoir officié devant 150 ou 200 personnes, à chaque reprise.

Ils avaient officié dans des salles vides. Petrograd est à moitié désert, et il y a partout des salles et des pièces disponibles pour de pareilles cérémonies, bien qu'en hiver le froid, dans ces endroits, privés de tout chauffage, ait dû être terrible.

A l'étonnement des juges rouges, les prêtres n'ont pas voulu promettre de ne plus célébrer la messe. Cette interdiction de célébrer des offices religieux ne vise pas que les catholiques. Elle s'étend à toutes les religions, aux Juifs comme aux autres cultes. Selon la loi bolcheviste, c'est un crime d'enseigner des principes de religion à toute personne qui n'a pas encore 18 ans; et cette interdiction s'applique même aux parents dès enfants. La mère ne peut enseigner ses enfants. La loi atteint donc toutes les religions et viole un des droits les plus sacrés des parents.



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Jeu 4 Déc - 08:01 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Procès d'ordre religieux


Le procès, je l'ai déjà dit, en fut un d'ordre religieux et non pas politique, bien que l'avocat de la poursuite ait tenté de son mieux de lui donner une apparence politique. Il s'est efforcé de démontrer qu'en se réunissant pour leurs conférences diocésaines ordinaires, les membres du clergé catholique de Petrograd formaient ipso facto une association contre-révolutionnaire illégale. C'est absurde. Dans les documents saisis chez Monsignor Budkiewicz dans un tiroir ouvert, il n'est question que de propos tenus à différentes reprises entre les prêtres sur des sujets que le clergé devait débattre,ainsi son attitude à l'endroit d'une nouvelle loi sur le divorce, sur la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, la loi séparant l'école de l'Eglise, et aussi à l'endroit d'innombrables décrets insensés que le gouvernement des Soviets signait à la dizaine chaque jour.

L'avocat de la poursuite, Krylenko, a dit très clairement que tous ceux qui se rencontrent pour étudier d'un point de vue critique les décrets du gouvernement des Soviets sont des contre-révolutionnaires. En fait, il a raison. Telle est la loi des Soviets; et le plus tôt les concessionnaires anglais et américains le sauront, le mieux ce sera. Jusqu'ici, Anglais et Américains ont été traités avec une considération particulière, ici, on leur a même consenti des privilèges extra-territoriaux; mais une fois que Londres et Washington auront reconnu pour tout de bon le gouvernement des Soviets, le masque tombera. Et tous les étrangers qui vivent ici sentiront qu'ils y vivront sous une tyrannie insupportable.



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Ven 5 Déc - 07:42 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Le féroce Krylenko


Au coup de minuit, le dimanche des Rameaux, le tribunal a commencé lecture des sentences de mort. L'assistance était en grande partie formée de communistes.

De toutes les bêtes féroces, sanguinaires que j'ai jamais vues, Krylenko est la pire. Je ne parle pas de son extérieur, — c'est un petit homme agile et vif, qui paraît avoir quarante ans, a un visage d'homme combatif, barré par une petite moustache. La première fois que je le vis, son sourire ne me déplut pas; mais, maintenant, j'en rêve la nuit, je le vois tel que je l'ai vu, quand il couvait d'un oeil réjoui les hommes innocents qu'il venait de faire condamner à mort. Nombre de fois, il regarda en plein dans les yeux Monsignor Budkiewicz, avec des regards pleins d'une joie révoltante. Il avait le même sourire cruel, aux passages les plus pathétiques du discours de l'avocat des accusés, Bobrischiff Pushkin. Il a fait de son mieux pour tenter de regarder dans les yeux cet avocat et pour le faire sourire, lui aussi, afin que ce sourire diminuât la portée de ses appels éloquents.

C'était mal, mais encore bien au- dessous de l'énergie qu'il mit à demander le sang des victimes. Dans tous les pays où il y en a un, l'avocat de la poursuite a droit de demander avec fermeté la condamnation des coupables; mais la soif de sang de Krylenko a dépassé toutes les limites. Il avait la rage de l'animal sauvage privé du sang qu'on a coutume de lui jeter et que dévore en conséquence une soif torturante. Et pourtant, il devait savoir — c'est un homme instruit,—qu'il n'avait pas de preuve contre les accusés. Sa cause ne reposait que sur des bribes d'admissions que les prisonniers firent au cours de leur contre-interrogatoire.

Dans des dépêches antérieures (Note du Herald: Nous ne les avons jamais reçues) j'ai dit comment la police secrète des Soviets a confisqué nombre de documents dans l'appartement de Monsignor Budkiewicz, et dans l'une d'elles, j'ai déclaré que, dans aucun pays au monde, on ne pourrait étayer une accusation de haute trahison sur de telles pièces. C'est la vérité. On les a toutes lues à la Cour, je les ai entendu lire, elles sont inoffensives. Gomme je l'ai déjà câblé, Krylenko a montré toutes ces pièces à Mgr Budkiewicz, les unes après les autres et lui a demandé: "Admettez-vous avoir écrit ceci?" L'accusé a admis les avoir toutes écrites, sauf une, qui ne porte pas de nom, mais n'est pas de son écriture; elle n'a aucune sorte d'importance; elle ne parle que d'argent obtenu en Pologne; et, cela va de soi, des prêtres polonais obtiennent naturellement de l'argent de leur pays d'origine pour leurs églises; le juge, toutefois, insista pour qu'on lût la pièce.



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Sam 6 Déc - 07:25 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Juges prévenus


J'ai parlé de l'avocat de la poursuite. Les juges étaient à son niveau. Ils ont souri familièrement avec lui, d'un air entendu, il a ri avec eux, pendant tout le procès. Ils ont manifesté un favoritisme effréné. Cela parut dès le premier jour, quand la défense signala un point de procédure.

L'avocat de la défense dit: "Il y a toute une série d'incidents: refus de signer une entente avec le gouvernement des Soviets sur les biens d'Eglise; refus d'évacuer une église, sur demande, etc. Nous désirons que chacun de ces points soit l'objet, en particulier, d'une preuve suffisante et que la poursuite établisse qu'il y a eu, dans chaque cas, violation de la loi".

Krylenko s'y est opposé, insistant pour que lie tribunal considérât tous ces incidents en bloc, comme faisant partie d'un complot contre-révolutionnaire contre le gouvernement des Soviets. Et les trois juges lui donnèrent raison.

Certains de ces incidents n'avaient aucune importance quelconque. Ainsi, il y a le cas de ce prêtre qui se mit à genoux au moment où des Rouges fanatiques entrèrent dans son église, après une cérémonie religieuse et ordonnèrent aux fidèles d'en sortir. Ce prêtre était presque aveugle, ainsi que cela parut à tout le monde qui suivit ses mouvements, au tribunal, pendant île procès. Il n'avait pas vu les Rouges, il s'était simplement agenouillé devant le Saint-Sacrement, comme il finissait de célébrer sa messe. Mais Krylenko soutint qu'en se mettant ainsi à genoux, il en avait appelé au fanatisme religieux de ses ouailles et donc, qu'il devait être puni pour avoir violé un article du code pénal des bolchevistes.

Ce prêtre devra faire dix ans de bagne.



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Lun 15 Déc - 09:02 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Auditoire cynique


L'auditoire valait les juges et l'avocat de la poursuite, — du moins les communistes qui en étaient. Il y eut, en fait, des applaudissements, quand Krylenko, se tordant et écumant comme un fou furieux, fit au tribunal son second réquisitoire, le plus révoltant, demandant la vie de six des prisonniers, et le président du tribunal ne fit rien pour apaiser l'auditoire. Mais, une demi-heure plus tard, lorsque des Polonais applaudirent à un appel émouvant et formidable en faveur des accusés, de la part d'un de leurs avocats, le même juge, furieux, menaça de faire évacuer la salle si cela se répétait.

Le lendemain, on tenta de ne laisser entrer dans la salle d'audience que des communistes; et seules réussirent à y pénétrer les personnes montrant leurs cartes d'inscription dans le parti communiste ou dans quelque organisation bolcheviste semblable. Le dernier jour, toutefois, des Polonaises se glissèrent dans l'auditoire et lorsque le tribunal rendit son verdict, leurs lamentations s'élevèrent; je n'ai jamais entendu sons aussi déchirants. Mais les communistes, même en ce moment, formaient la majorité et leurs grimaces, leurs réflexions et leurs rires furent du dernier dégoûtant.

Je n'oublierai jamais un visage bestial et barbu qu'il y avait tout devant moi. Tout le temps que les prisonniers défendaient leur vie, cet abominable visage ne cessa de grimacer un sourire, bouche ouverte. Bien pis, de temps en temps, l'homme se retournait, fixant ses yeux injectés de sang sur les miens, cherchant à ce que je lui répondisse par un rire sympathique.

Il y avait là aussi, j'ai honte de le dire, des visages polonais tout aussi cruels, aussi bestiaux, aussi repoussants. Il y en avait un, d'un type à peine humain, avec de petits yeux caves, et qui se réjouissait sans cesse de tout ce hideux spectacle. C'étaient des communistes polonais qui ont formé à Moscou une société bolcheviste sous le patronage du Kremlin et que le gouvernement des Soviets encourageait à assister à ce procès, afin qu'ils eussent le plaisir de voir leurs malheureux compatriotes traduits à la barre.

Il faut féliciter la Pologne de s'être débarrassée de ces renégats dégénérés, sans nationalité, sans morale, sans religion, sans honneur; il faut sympathiser avec la Russie convertie en égout où s'amassent ainsi les âmes vicieuses et révoltées de tout l'univers.

L'endroit où le tribunal a siégé cadrait mal avec l'assistance et ce qui s'y passa. On l'appelle la Salle Bleue; c'était la salle des bals de l'ancien palais de la noblesse, devenu lieu de réunion des syndicats ouvriers rouges. Peinte en bleu clair, ornée d'une frise où dansent des jeunes filles et des Amours nus enguirlandés de roses, cette salle aurait mieux convenu à une comédie légère qu'à une tragédie. Pendant les deux dernières nuits du procès, les portes en étaient ouvertes, à cause de la chaleur montant d'une immense foule en transpiration. Et, par cette ouverture, on entendait des bribes de musiques dansantes, hachées d'applaudissements éloignés, — car les syndicats rouges ont une salle de concert, à l'étage inférieur. Et parfois ces applaudissements lointains cessaient, interrompus ou couverts par un glapissement, à tourner les sangs, de l'avocat Krylenko.



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Mar 16 Déc - 12:06 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Attitude ferme des prêtres


Et comment les prisonniers subirent-ils la terrible épreuve? En ces jours de désillusion, de dépression et de doute, voir des hommes s'élever à de pareilles hauteurs, voilà qui rassure la foi en la nature humaine. Pas une fois ils ne fléchirent. Ils ne faiblirent pas d'un pouce. Jamais martyrs chrétiens ne se tinrent plus noblement au tribunal de Néron.

Un vieux prêtre au visage d'ascète, digne, fut un moment un peu mêlé, sous le féroce contre-interrogatoire de Krylenko, il est vrai. Et, pendant quelques instants, son esprit parut incapable de fonctionner; mais cela fut hésitation physique, non pas faiblesse d'âme. Quand il revint à la barre, après une courte suspension de séance, je le vis assis entre deux hommes d'une force et d'un caractère manifestes, à la fois doux et tenaces, un jeune prêtre et l'ancien archevêque, Mgr Fedoroff. Il fut entre eux, à toutes les séances suivantes.

Et quand, le dimanche des Rameaux, l'on demanda au vieux prêtre ce qu'il avait à dire, avant sa condamnation, il parla avec autant de fermeté que ses compagnons.



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Mer 17 Déc - 09:25 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Mgr Ciéplak parle


Au début du procès, l'archevêque, Mgr Ciéplak, paraissait faible et las,—cela se comprend, il a près de soixante-dix ans,—et un fourgon de police de la Cheka l'amenait chaque jour de la prison de Butyrka. Mais sitôt qu'il entendit Krylenko réclamer contre lui la peine de mort, il parut tout d'un coup rajeuni. Son teint s'anima, ses yeux brillèrent, tout son long corps se redressa et, dans sa longue soutane noire serrée à la taille par un large ceinturon rouge, il parut ce qu'il était,—un prince de l'Eglise, chef de tous les catholiques de Russie, de la mer Baltique à l'océan Pacifique, de la mer polaire aux frontières de l'Inde.

Le jour de sa condamnation à mort, son visage resplendissait de joie, il avait brossé soigneusement sa chevelure grise et, de quelle façon, je ne sais, il avait réussi à se procurer une nouvelle barrette et un ceinturon du rouge le plus éclatant. Les journalistes qui ont assisté au procès pour le compte des journaux bolchevistes ont vu dans cette barrette et ce ceinturon le symbole de son rang d'archevêque. Personne d'entre eux ne parut saisir que Mgr Ciéplak avait choisi de propos délibéré cette couleur de sang, parce que tant des premiers évêques chrétiens moururent martyrs, et que d'être élu à la chaire épiscopale, c'était généralement être marqué pour la mort.

Appelé à dire ses dernières paroles, l'archevêque se dressa de toute sa hauteur et fit une allocution à la fois si touchante et si simple qu'un profond silence, lourd de crainte, plana sur l'auditoire hostile, formé de soldats rouges, d'athées, de ricaneurs et d'étudiants dévoyés. L'effet, sur moi, fut tel que je ne pus faire glisser ma plume sur le papier.

Les quelques paroles de ce discours fait de la barre et qui sont restées dans ma mémoire ne sont qu'un reflet vague de ce que l'archevêque dit. Il nia, comme tous ceux qui le suivirent, avoir appartenu à quelque société politique que ce fût; il nia avoir été de quelque intrigue contre-révolutionnaire que ce fût. Il s'était, au contraire, borné à enseigner à ses ouailles les vérité de leur sainte religion, ces mêmes vérités que l'Eglise enseigne depuis quelque deux mille ans.

L'Eglise n'a jamais enseigné le mal à ses disciples et lui non plus ne leur a jamais prêché le mal. Il n'a jamais rien enseigné qui portât atteinte aux bonnes moeurs et aux qualités de bon citoyen. Son devoir, en tant que chef de l'Eglise catholique, en Russie, ce fut toujours de donner le bon exemple à ses prêtres et à ses fidèles.

"Aujourd'hui", conclut-il, "je parais devant des juges temporels; demain, je serai devant un Juge éternel; j'ai confiance que le tribunal sera juste envers moi et le Juge éternel, miséricordieux."



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Jeu 18 Déc - 13:18 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Un prêtre de la noblesse


Puis, après l'archevêque, ce fut l'abbé Maletzki, bienveillant vieillard de près de soixante-dix ans, agile et droit de corps comme un homme de cinquante. Son grand air, son visage grave ses sourcils en broussailles le faisaient paraître sévère. Mais sitôt qu'il parla, tout au début du procès, tout le monde vit qu'il était doux et bon. Il avait une voix magnifique, une articulation parfaite, c'était plaisir que l'entendre parler. Si la salle eût été deux fois plus grande, on l'aurait compris tout de même aussi distinctement, aux extrémités, on n'aurait rien perdu de ce qu'il a dit.

L'abbé Maletzki commença par raconter, avec une simplicité et une candeur touchantes, de menus incidents de son tout jeune âge. Il dit qu'il était d'une famillle noble, — chose courageuse à dire à un auditoire convaincu que tous ceux qui ne sortent pas du prolétariat sont parasites et tyrans. Son père, dit-il, était un homme fort riche, avec beaucoup de domestiques, mais un maître bon, très juste et bon chrétien. Une fois, dans son jeune âge, son fils, dans un moment de colère, traita d'imbécile un domestique. Le père fit agenouiller son fils devant le domestique, lui fit baiser la main de l'homme et lui demander pardon. Cela, c'était pour lui apprendre que» devant Dieu, tous les hommes sont égaux: cette leçon, jamais plus il ne l'ou-
blia.

Le jeune Maletzki devint prêtre, plus tard, et il plaça dans un orphelinat qu'il fonda à Petrograd plusieurs enfants qu'il ramassa mourant de faim dans les rues. Il ne prit jamais part à aucun complot politique, mais, au temps du Gzar, on île persécuta parce qu'il travaillait pour son peuple et pour les pauvres.

Cette piètre traduction de phrases disjointes du discours de l'abbé Maletzki rend faiblement le caractère extraordinairement touchant de ses paroles. Il faut bien que les Bolchevistes soient aveugles, pour ne pas voir qu'une religion conduisant le fils d'un homme riche à consacrer sa vie aux pauvres est bien au dessus de leur irréligion, de leurs paroles cruelles et corruptrices.



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Sam 20 Déc - 07:20 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Le vicaire général, Mgr Budkiewicz


Mgr Budkiewicz, à titre de lieutenant de son archevêque et de vicaire général, devait nécessairement parler d'autre façon; car il s'était occupé des affaires temporelles du diocèse, — il comprend toute la Russie, — et on l'avait accusé d'avoir monté le complot. Il devait donc entrer dans les détails pour réfuter les accusations portées contre lui et ses compagnons. Et il les réfuta d'un bout à l'autre. Pendant son discours, — discours d'un homme à la veille d'être condamné à mort, — l'avocat Krylenko l'interrompit pour se moquer de lui.

Mgr Budkiewicz démontra que jamais il ne complota avec lia Pologne contre le gouvernement des Soviets. S'il avait essayé d'obtenir de Pologne de l'argent pour son Eglise, écrasée de dettes, où était le crime? Citoyen polonais, il devait naturellement se tourner du côté de son pays d'origine pour en obtenir des secours en argent. Il aurait pu aussi bien écarter l'accusation d'avoir conspiré avec une puissance étrangère, accusation montée contre lui par Krylenko parce que lui, le vicaire général, il y a déjà des années, avait envoyé des lettres en Pologne autre¬ment que par les courriers postaux ordinaires.

Moi-même, je n'ai pas envoyé de lettres par les courriers russes ordinaires, depuis quelque temps; pas un seul correspondant étranger, à Moscou, ne le fait; et, il y a deux ans, le régime postal russe était bien pire qu'aujourd'hui.

"Pourquoi l'archevêque n'envoyait-il pas ses lettres par l'entremise du bureau des Affaires étrangères?" rugit Krylenko. De ce que l'archevêque n'en a rien fait, on porta contre lui de sérieuses accusations à ce propos. C'est un des pires reproches qu'on lui ait faits. Mgr Budkiewicz parla des moqueries dont il a été l'objet, à cause des grandes sommes d'argent qui lui auraient passé entre les mains; ne devait-on pas se rappeler que son diocèse comprend toute la Russie? Il a, au vrai, dépensé tout son argent à lui à construire des écoles primaires, une école technique et une école professionnelle pour des catholiques. L'avocat de la poursuite pouvait facilement s'assurer de la vérité de tout cela.

L'Eglise de Petrograd était grevée de dettes énormes. Lui, Mgr Budkiewicz, était citoyen polonais. Quoi d'étonnant, donc, à ce qu'il ait demandé de l'argent à ses amis de Pologne? On l'accusait d'avoir conspiré, on invoquait contre lui des lettres trouvées ouvertes sur son pupitre; s'il avait comploté, croit-on qu'il ne les aurait pas cachées? S'il avait commis des actes de nature à le compromettre, on aurait produit des preuves de son complot. Depuis quand les comptes rendus de réunions de fabrique sont-ils des preuves de conspiration?



A suivre...[/quote]
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Guillaume


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2014
Messages: 120
Localisation: Saint-Cloud (Ile-de-France)

MessagePosté le: Lun 29 Déc - 07:18 (2014)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira Répondre en citant

"Choisissez: Rome ou la Russie Rouge"
Actes des martyrs de Moscou en 1923
Récit d'un témoin oculaire au Herald de New-York et au Devoir.
LE DEVOIR 1923 a écrit:

Que feront nos ouailles ? dit l'abbé Yunewicz


Edouard Yunewicz, le jeune prêtre dont j'ai parlé, fit un grand discours. Les yeux brillants et fixes, il raconta comment, étudiant, il entendit dans Petrograd les coups de feu annonçant la chute du czarisme. Il s'était réjoui, car le czarisme avait été l'ennemi du catholicisme, en Russie. Tout jeune, il avait eu connaissance de la persécution de ses amis, envoyés en prison par centaines, et aussi en Sibérie, à cause de leur foi. Maintenant, il voit dans le bolchevisme un pire ennemi de la foi que le czarisme. Le bolchévisme n'a pas répondu à son attente, il n'a donné aucune des libertés qu'il avait promises. La population de Petrograd est maintenant en larmes et misérable.

Que feront les pauvres catholiques de Petrograd si on ne leur rend pas leurs prêtres? Cette franche question a fait rire sardoniquement les communistes endurcis qui emplissaient la salle; et les juges lui ont demandé, sans malveillance, de ne plus parler de Petrograd, de ne parler que des accusations portées contre lui. Le prisonnier s'excusa de s'être laissé emporter, mais dit qu'il pensait qu'on le laisserait dire ce qu'il voulait, puisque c'étaient là ses dernières paroles. Il finit en répétant les dernières paroles du Christ sur la croix: "Que votre volonté soit faite, Seigneur, et non la mienne!"

Il y eut une sensation profonde et quelques minutes de silence. Je vis des larmes dans les yeux même des femmes bolchevistes qui avaient envahi la salle d'audience parce qu'il n'y avait pas dans les théâtres de la ville, ce soir-là, de tragédie comparable aux émotions du drame vivant qui se déroulait à ce procès.

Un ancien archevêque, Mgr Fedoroff, dit qu'il est dans le même état que Mgr Ciéplak, car il est chef de toute l'Eglise uniate, ou du rite grec catholique de Russie, ayant des prêtres sous ses ordres et des fidèles qui suivent les cérémonies de son rite. Il essaya de débattre avec ses juges l'injustice de la loi défendant l'enseignement religieux aux mineurs; mais les juges l'en empêchèrent, disant avec dureté: "C'est la loi de la République. Tu n'as pas droit de la discuter. Il faut y obéir."



A suivre...
_________________
Il n'y a qu'une Église, une par l'unité de la doctrine comme par l'unité du gouvernement, c'est l'Église catholique (Léon XIII, lettre Testem benevolentiæ sur la condamnation de l'américanisme)


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:44 (2017)    Sujet du message: "Le S.Père me consacrera la Russie,qui se convertira

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Qui Legit Intellegat (Mt 24,15) Index du Forum -> Section Générale -> Discussion Générale Toutes les heures sont au format GMT - 4 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com